à
Eleusis, 
la base de Clémentianè.
La reconnaîtrez-vous parmi ces trois ?
C'est celle-ci :

Oui, me direz-vous, on reconnaît bien que c'est celle de gauche,
grace aux élégants motifs aux deux extrémités du couronnement.
Mais comment la lire, à l'ombre et donc sans relief ?
Patience, nous approchons :
Voici encore une lecture facile.
Ici on est dans
un monde bien romanisé : une femme, dont le nom
est romain, est présentée comme descendant de deux
consuls.

IG II² 4251/3, fin du IIe s. apr. J.C. |
traduction :
La petite-fille et fille de deux consuls du nom d'Arrianos,
qui par leur sagesse ont fait briller leur fortune et leur famille,
Clèmentianè, initiée, les Athéniens ont élevé (sa statue)
auprès de Dèô, en raison de sa vertu (= sa modération, sa modestie ) et de sa sagesse.
|
Le terme utilisé par les Grecs
pour désigner un consul romain fut d'abord "stratègos hypatos", puis simplement, comme ici, "
hypatos".
Dans les inscriptions d'Eleusis,
le nom de la déesse Dèmèter est très souvent :
Dèô.
L'un de ces deux Arrianos, ou
Arrien, pourrait être l'historien bien connu
qui nous a laissé un récit de l'expédition d'Alexandre.
De fait cet Arrien historien a été consul, puis s'est
retiré à Athènes pour écrire ses ouvrages.
Clémentianè a été initiée aux Mystères d'Eleusis,
elle avait les qualités requises pour être honorée,
mais comme beaucoup de femmes honorées à Eleusis,
elle doit aussi et surtout sa gloire à son père et à son grand-père.