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transcription : ἀγαθῇ τύχῃ. παρὰ Σύρου τοῦ Εὐάλκου, Κοζειμασου [τοῦ] Πολυχάρμου, Δουλεους τοῦ Βειθυος, τῶ[ν] κληρωθέντων προέδρων, τῇ ιʹ τοῦ Ἀρ- [τ]εμεισίου μηνός, τοῦ ∙ϙ∙ρʹ σεβαστοῦ τοῦ καὶ ∙ ϛ∙τʹ ∙ ἔτους, Α∙ι∙ουλᾳ Ἥρουνος τῷ ἐν Γαζώρῳ μνήμονι. δόγμα τὸ κυρωθὲν ὑ- πό τε τῆς βουλῆς καὶ τοῦ δήμου ἀπεστάλκαμεν πρὸς σὲ καθάπερ ὁ νόμος συντάσσει. εἰσηγη- σαμένου Ἀλκίμου τοῦ Ταραλα καὶ εἰπόντος δεῖ- σθαι τοὺς δημοσίους τόπους ἐνφυτεύσεως ἀμπέλων τε καὶ δενδρέων καρποφόρων καὶ ὀ- πωρῶν, εἶναί τε τοὺς βουλομένους θέλειν ἐ[πι]- μελεῖσθαι καὶ ἐπικαρπίαν τινὰ λαμβάνειν ἐ- ξ αὐτῶν, τοῖς βουλευταῖς βουλευσαμένοις ἔ- δοξεν εὔλογος εἶναι ἡ εἰσήγησις αὐτοῦ [καὶ] ἐδοκίμασαν τοὺς ἐνφυτεύσαντας κα[ὶ ἐπι-] [μ]ε̣λ̣ο̣μ̣ένους ἔχειν ἐπικαρπίαν ἀμ[πέλων] [μὲν] ἐξ ἡμισείας, χωροῦντος το[ῦ ἡμι]- σέου μέρους εἰς τὸ δημόσιον, τῆς δ’ ἐ[λαί]- ας τὰ δύω μέρη, συκέ[ων δ]ὲ καὶ τῶν λο[ι]- πῶν ὀπωρῶν καὶ στ[ε]μ[φ]ύλων ἔχ[ειν τὴν] ἐπικαρπίαν τὸν ἐπιμελούμενον, μη- δενὸς ἐξ αὐτῶν χωροῦντος εἰς τὸ δημό- σιον· καὶ περὶ τούτου ψήφου διενεχθεί- σης ἐγένοντο πᾶσαι λευκαί· ἐπεχειροτό- νησεν ὁ δῆμος. SEG 31, 631, et Nouveau Choix d'Inscriptions Grecques, n°28 |
traduction : A la Bonne Fortune. De la part de Syros fils d'Eualkès, de Kozeimasos fils de Polycharmos, de Doulès fils de Beithys, présidents tirés au sort, le 10 du mois d'Artémisios, en 190 (de l'ère) auguste, qui est aussi l'an 306 (de la province macédonienne), à l'intention d'Aïoulas fils d'Hèrous, le mnèmôn (résidant) à Gazoros. La décision ratifiée par le conseil et le peuple, nous te l'avons envoyée comme la loi nous l'ordonne. Alkimos fils de Taralas ayant introduit une proposition, et ayant dit que les terres publiques requéraient la plantation de vignes, d'arbres de rapport et de fruitiers, et qu'il y avait des gens qui voulaient s'en charger et en tirer quelque profit, il est apparu aux membres du Conseil, après délibération, que sa proposition était bien fondée, et ils ont approuvé que ceux qui avaient déjà fait des plantations et ceux qui voulaient en faire tirent comme profit des vignes la moitié (de la récolte), l'autre moitié revenant au trésor public, comme profit des oliviers les deux tiers, et que pour les figuiers, les autres arbres fruitiers et le moût des olives ou du raisin, ceux qui s'en occupent en tirent tout le profit, rien n'en revenant au trésor public. Un vote (du Conseil) ayant eu lieu à ce propos, tous les jetons de vote furent blancs. Et le peuple a confirmé cette décision par vote à mains levées. |