initiation à l'épigraphie grecque par Claire Tuan, cippe funéraire archaïque de Delphes.
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une stèle funéraire archaïque à Delphes


Cette pierre ocre était visible jusqu'en 2008 sur le chemin entre le musée et le site.
Elle se trouve depuis 2012 dans la nouvelle stoa épigraphique du musée de Delphes.

cippe funéraire vue

C'est l'occasion de découvrir ce qu'est l'écriture boustrophédon,
dont nous avons déjà vu un bel exemple au Louvre,
mais surtout que vous verrez à Gortyne.

Approchons-nous pour la lire :

cippe ocre Delphes
Syll.³ 11[2], vers 525-500 av. J.C. — SEG 22.489

La première ligne se lit de gauche à droite, mais la deuxième repart dans l'autre sens,
à la façon dont le boeuf qui laboure un champ ne retourne pas au point de départ
d'un premier sillon pour tracer le second,
mais fait demi-tour à la fin du premier et trace le second en sens inverse.
C'est le sens du mot "BOU (le boeuf)- STROPHE (le tournant) - DON.
Et bien sûr la troisième ligne se lit de gauche à droite.

En voici la transcription, d'abord fidèle au sens de l'écriture,
puis remise dans le sens de lecture qui nous est plus familier :

oimoiBoustr.gif               oimoiDelf.gif

Traduction :  Hélas, Orchédamos, le fils de Pythéas, de Sélinonte.

Ce type de stèle funéraire est unique en son genre à Delphes.
Mais on en a trouvé quelques exemplaires dans la patrie d'origine de ce défunt, à Sélinonte.

carteSicile

 L'un d'entre eux dit :

oimoi Selinonte Hélas Euryphôn, le fils d'Archinidas !

C'est bien la même formule qui est utilisée à Sélinonte, et à Delphes pour ce Sélinontin.


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