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A gauche,![]() Pour les Romains c'était le mois du dieu à 2 têtes, Janus, qui regarde sur le seuil de la nouvelle année, vers le passé et vers l'avenir. Ici c'est un homme aisé de la ville, en toge. De sa main droite levée il tient la "mappa", pièce de tissu symbole du pouvoir des consuls, et il répand des pièces d'or, en gage de prospérité pour la nouvelle année. A droite, ![]() Pour les Romains, c'était le mois des fièvres. Ici il est figuré par un paysan, vêtu d'une tunique courte et d'un manteau, chaussé chaudement, et portant dans ses bras deux canards, qui évoquent la chasse. Le contraste est frappant entre ces deux personnages. Entre eux, un élégant rosier. |
A gauche, ![]() Pour les Romains, c'était le mois du dieu de la guerre, Mars, car c'était à ce moment que reprenaient, après la trêve hivernale, les campagnes militaires. Et ici c'est également un soldat en armes, mais il montre du doigt une hirondelle, annonciatrice du printemps, et a à sa droite un chaudron empli de lait. L'allégorie est donc tout autant agraire que militaire. A droite, ![]() Le deuxième I a été remplacé par un H, car la lettre êta à cette époque ne se prononce plus /ê/, mais /i/. C'est un berger, vêtu d'une tunique longue et de bottes de pluie, qui porte dans ses bras un agneau. |
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A gauche, ![]() C'est un jeune garçon, vêtu comme le berger d'avril, mais couronné de fleurs, qui tient dans sa main droite une couronne de fleurs suspendue à trois fils, et dans sa main gauche une corbeille emplie de fleurs. Par terre, à sa gauche, un bouquet de fleurs roses. A droite, ![]() C'est un moissonneur en tenue estivale : bras et jambes nues, sandales légères. Il tient dans le creux de son bras gauche une gerbe de blé, et dans sa main droite une faucille. Le mosaïste a eu du mal à insérer le nom dans un espace libre. |
A gauche, ![]() Le personnage tient de sa main droite une sorte de pelle (assez effacée) appuyée sur son épaule, et de sa main gauche un coffret. Si le coffret est un boisseau empli le grain, la pelle doit être une pelle à vanner. A droite, ![]() L'homme est vêtu et chaussé comme Juin : même tunique, avec les mêmes ornements, mêmes sandales. Mais il a ôté sa ceinture. Et le tissu de la tunique est si léger qu'on voit le corps en transparence ! (Mais c'était déjà le cas pour juin, et semble-t-il aussi pour avril.) Il tient de sa main droite un gros fruit rond, pastèque ou melon, et de sa main gauche un éventail. C'est qu'il fait chaud ! |
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A gauche, ![]() Les fortes chaleurs sont passées, l'homme, un vendangeur, a des chaussures montantes. Il tient dans sa main gauche deux grappes de raisin, et une grappe( ?) était suspendue à son index droit, au dessus d'une cuve, mais a disparu. A droite, ![]() Huitième mois à l'origine pour les Romains. L'homme goûte le vin nouveau, une large coupe dans la main droite, et une carafe de verre transparent dans la main gauche. Ici encore le mosaïste a trouvé difficilement de la place pour écrire le nom du mois. entre les deux hommes, un panier d'osier au sol. |
A gauche,![]() Neuvième mois romain. Le paysan porte les instruments agricoles pour les travaux de la fin de l'automne : l'araire de sa main droite, avec un soc en métal gris, et de l'autre main un outil mi-herminette mi-hache, la "dolabra", pour le travail du bois. A droite, enfin, ![]() René Ginouvès écrit que c'est un vieillard aux cheveux blancs, mais je ne le vois pas ainsi ! A-t-on retrouvé des tesselles et restauré la mosaïque depuis l'étude de Ginouvès ? Sur sa tunique le personnage porte une capeline rouge. De sa main gauche il tient un bâton, et de la droite un sac. Que contient ce sac ? Des oiseaux pris à la glu ? des glands ou des châtaignes ? |
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