Initiation à l'épigraphie grecque par Claire Tuan, Gortyne-2.

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situation de Gortyne.



cartecrete


La cité de Gortyne s'est développée dans la fertile plaine de la Messara,
que l'on aperçoit ci-dessous, avec en toile de fond le massif du Psiloritis,
autrement dit le Mont Ida où Zeus aurait été caché à sa naissance
pour éviter qu'il ne soit dévoré par son père.

Messara

De nos jours une grande partie de la ville antique, où les fouilles se poursuivent,
est encore ensevelie sous les oliviers.

olivier et colonne         oliviers à Gortyne

L'inscription qui nous intéresse a été découverte à la fin du XIXe s.,
juste au pied des collines,

moutons Gortyne

lorsque les archéologues ont dégagé l'odéon, d'époque romaine,
avec ses substructions en briques,

odeon de Gortyne

qui faisait suite, pense-t-on, à un ecclésiastérion d'époque classique,
qui avait été reconstruit à la fin de l'époque hellénistique.
Au cours de toutes ces transformations, on avait à chaque fois
conservé les grands blocs de tuf sur lesquels avait été gravé,
vers le début du Ve s. av. J.C., le fameux texte que nous allons découvrir.

Les archéologues ont protégé ces blocs en construisant un abri de briques,
que nous voyons ci-dessus.
Il faut imaginer cette galerie comme un passage couvert
qui supportait les gradins supérieurs,
passage qu'empruntaient les gens se rendant à l'odéon.

Mais puisque désormais ce passage est fermé pour protéger
ce qu'on a appelé la "reine des inscriptions",
regardons à travers les grilles,
comme j'ai dû le faire pour photographier :

labyrinthe de Coscojuela



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